sans nulle économie. Nous préférâmes nous y prendrecomme suit :
Après avoir rapproché deux vases remplis, l’un d’al-cool, l’autre d’essence, nous primes une mèche ordinairede coton, dont nous plongeâmes trois brins dans l’es-• sence et un seul dans l’espril-dc-vin. Ces torons s’u-nissaient en passant par un trou pratiqué dans une feuillede plomb posée sur les deux verres. Le bout de la mè-che allumée produisait une belle flamme sans fumée ;quand l’essence domine, il y a fumée ; quand c’est l’es-prit-de-vin , la lumière diminue. Il y a six ans que nousavons abandonné ces recherches.
Depuis lors on a travaillé sur la dissolution de l’es-sence, et il en est résulté une lampe sans mèche qui sefabrique à Berlin et qui donne une belle lumière, dèsqu’on a commencé par échauffer deux petits globes pla-cés sur le bec, et gazéifié les premières molécules; alorsseulement la lampe marche, mais avec une activité crois-sante, qui a l’inconvénient de consommer beaucoup deliquide et d’oxygène. Dans l’état actuel, cet éclairage estimpraticable. La reprise de notre méthode serait peut-être préférable. Du reste, on s’occupe avec succès en cemoment, à Bruxelles , de substituer l’huile de schiste àl’huile de colza. L’économie sera de plus de 50 p. °l„. Ilne nous est pas permis d’en dire davantage ; mais nousen avons vu assez pour pouvoir prédire un succès com-plet à cet emploi d’un nouvel élément d’éclairage, centmille fois plus abondant que ceux que l’on possède au-jourd’hui ; car il existe en France et sur les côtes d’An-gleterre d’énormes dépôts de schiste bitumineux donton ne tire aucun parti.
Nous avions pensé aussi à faire absorber quelques vo-