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dans le commerce plusieurs variétés de lampes hydrau-liques, mais elles diffèrent très-peu les unes des autres;elles ont pour caractère distinctif de se renverser ; c’estla fontaine de Iléron. Elles fournissent une assez bellelumière lorsque le service en est bien fait; mais cedernier offre de graves inconvénients qui en font géné-ralement abandonner l’emploi. Il faut, chaque fois quela lampe a briffé, la renverser sur une burette spécialepour laisser écouler l’huile contenue dans le pied, et,dans cette position, déplacer un bouchon, ou un robi-net, ou le cric qui monte la mèche, afin d’ouvrir ou d’in-tercepter le passage de l’huile et de l’air, et l’oubli facilede cette circonstance fait manquer le service. Le ren-versement de la lampe est une manipulation fort désa-gréable et fort sale, pendant laquelle il est bien difficilede ne pas répandre d’huile. Le public n’a jamais pu s’vfaire. Un autre inconvénient capital est la nécessité d’unbouchon à air, qui, par l’usage ou par la moindre alté-ration (s’il vient à tomber à terre, par exemple), finitpar laisser passer l’air, et met dès lors la lampe horsde service.
Le bec est rétréci à sa partie supérieure. Cette dispo-sition, plus favorable à l’accès de l’huile, l’est moins àcelui de l’air; elle ne permet plus d’armer le bec degriffes pour tenir la mèche, sans le compliquer d’unegrille ou de quatre bandelettes intérieures qui peuventfacilement l’obstruer.
La lampe hydrostatique ne se renverse pas; lors duservice, on y introduit l’huile au moyen d’un entonnoirparticulier qui fait contre-poids au sulfate de zinc.Elle a aussi un bouchon à air qu’il faut manœuvrerd’une manière spéciale; elle porte dans sa colonne un