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foule de grands magasins, pour y placer son éclairageà l’huile, est le même étudiant qui, sur les bancs del’école de médecine , a charpenté avec son canif lemodèle de l’excellent fusil qui porte son nom, tant il eslfaux de croire qu’un homme de génie ne peut obtenirde succès que dans une seule branche de connaissances.Robert est là pour prouver le contraire, et si demain illui prenait fantaisie de devenir le meilleur peintre ou lemeilleur mécanicien de France , il le serait. Nous avonsvu plus qu’il ne faut de ses œuvres, pour n’en pas douter.
Robert est une de ces spécialités générales, qui fontbien tout ce qu’elles entreprennent, parce qu’elles onlappris comment, avec le travail, on arrive à tout. Robertest un élève de Jacotot : vouloir c’est pouvoir, telle estsa devise. Robert est jeune, il fera bien d’autres décou-vertes encore ; on peut s’attendre à le voir substituerun jour à l’attirail embarrassant des pompes d’exhaus-tion dans les mines, un système simple, naturel et bienmoins coûteux que les moyens actuels ; système qui setrouve tout entier dans son mode d’élever l’huile à tousles étages, révélation que nous nous félicitons de luiavoir faite.
Le principe du système Robert est une heureuseampliation de la fontaine de Iléron, élevée à son ennièmepuissance combinée avec la circulation du sang; carson réservoir est un cœur d’où s’écoule le fluide, ensuivant les artères, pour se rendre aux extrémités,d’où l’huile échappée à la combustion retourne par lesveines au cœur, non pour s’y échauffer, mais pour s’yrefroidir. Il y a dans ce double tube des valvules,comme dans les veines. On voit que M. Robert a mis àprofil ses connaissances anatomiques.