sensé savoir (ju’en distillant, en vase clos, de la houille,on obtient de chaque kilogramme de 230 à 230 litresde gaz hydrogène, contenant des carbures d’hydrogènesans lesquels le gaz ne donnerait qu’une flamme bleuâtredilatée et transparente comme celle du gaz hydrogènepur; mais dès que des vapeurs d’huile essentielle vien-nent déposer leur charbon dans la flamme, celle-ciacquiert un pouvoir lumineux proportionnel à la sommede carbure contenu dans l’hydrogène, à condition tou-tefois que l’oxygène de l’air lui soit fourni en quantiténécessaire pour activer la combustion.
Dans la houille comme dans les résines, le carbone,loin de manquer, est en trop grande proportion pourl’hydrogène destiné à lui servir d’excipient, de sortequ’il se dépose, soit en goudron, soit en naphtaline, dansles conduits qu’il incruste.
Depuis que l’éclairage au gaz a été adopté, on peutdire que sa fabrication n’a pas fait un progrès notabledans les grandes usines, on pourrait même ajouter qu’ily a recul; car l’épuration en est tellement négligéequ’on ne peut plus respirer l’air infect des cafés et desthéâtres un peu richement éclairés. Il s’opère en cemoment un retour vers l’éclairage à l’huile, et à notreavis une révolution complète se prépare dans cette par-tie, par suite de l’invention de l’huile de schiste dont leprix est trois fois moins élevé que celui des huiles de linet de colza; on finira sans doute par la faire brûlerconvenablement dans les lampes du système Robert,
la vie de 110s ouvriers, pour que l’on hésite à dépenser quelquesmilliers de francs pour savoir à quel système on doit donner lapréférence.