Band 
Tome second.
Seite
275
JPEG-Download
 

— 27Î) —

pierre lithographique provenant des carrières de Sol-lenhoven. Ce fait insignifiant pour un esprit vulgaire futun trait de lumière pour un observateur besoigneux,comme l’était Sennefelder; il prit aussitôt une petiteplanchette qu'il enduisit d’encre d’imprimerie et tam-ponna scs caractères dont il tira plusieurs épreuvessuccessives par la seule pression de la main; dès cemoment, la lithographie mécanique était inventée; maisc’était peu de chose et ce ne fut que quelques annéesplus tard qu’il* trouva la lithographie chimique, enobservant que l’eau fuyait devant les taches de graisseet ne restait étalée que sur les parties dépourvues decorps gras, ce que toutes les cuisinières savaient depuislongtemps.

Toute la lithographie . consiste donc en ces deuxlignes : tracez sur une pierre ou un métal, à l’aided’un corps gras ou bitumineux, un dessin quelconque,décapez avec un mélange d’acide et de gomme, hu-mectez votre planche avec une éponge, et, pendantqu’elle est imprégnée d'humidité, passez sur le tout unrouleau enduit d’encre d’imprimerie, il s’établira bienvite une adhérence entre le corps gras du rouleau et lecorps gras du dessin, tandis que l’humidité qui couvrele reste de la planche s’opposera à l’adhérence du noirgras du rouleau, sur le fond de la planche.

C’est alors que vous pourrez tirer une épreuve etrecommencer ainsi sans fin ; mais toute simple que pa-raisse celte opération, elle exige une multitude de pe-tites attentions pour tirer de belles épreuves et ne pasgâter la planche.

Si l’humidité de la pierre est évaporée avant qu’onrelire le rouleau, l’encre s’attache partout; si l’encre est

’ 18 *