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Tome second.
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i\ous croyons devoir leur donner un moyen sur defaire eux-mêmes cette délicate opération, il suffit deprendre des fragments ou de la poudre de marbre oud'un autre calcaire, d’en saturer de l’acide hydroehlo-rique, de décanter ce liquide neutralisé qu’on appelaitavant-hier muriale, hier hydrochlorate et aujourd’huichlorhydrate de chaux, et de le mélanger avec une fortedissolution de gomme arabique; étendez doucement cemagmat avec un large blaireau sur votre dessin, etlaissez-le reposer jusqu’à ce qu’il vous plaise de le livrerà l’imprimeur, qui saura ce qu’il lui reste à faire. S’ilempâte une pareille pierre, et s’il perd un atome desteintes les plus légères, ce n’est pas un artiste, c’est unmanœuvre qui ne sait pas son métier et mérite d’êtrerenvoyé à l’impression des cartes d’adresse.

Un jour que nous assistions, chez Constant, à l'im-pression de la Damé, chef-d’œuvre de Girodet , nouslûmes effrayé de voir celte pierre magnifique estompée,c’est-à-dire couverte d’un voile du haut en bas, tandisque l’imprimeur, le meilleur de Paris à cette époque,allait son train sans s’en apercevoir. Un tint aussitôtconseil autour de la pierre; Constant voulait qu’on lamit simplement sous la gomme; mais notre avis de lafaire nettoyer à l’essence et de passer la pierre à l’encregrasse prévalut : on la laissa reposer ensuite pendantquinze jours. Ce fut en cet état que ce chef-d’œuvrefut vendu à i\oël qui en tira encore plusieurs milliersd'exemplaires. Les bonnes épreuves de la üanaé valentaujourd’hui 200 francs.

doublions pas de dire à tous les imprimeurs decrayon que le secret des bons tirages, bien noirs et bienpurs, consiste, non pas à charger son rouleau d’encre,