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mager, comme il le ferait d’une planche au crayon.
La pierre étant préparée comme pour la gravure, onla couvre d’un vernis mou de Callot délayé à l’essencede térébenthine ou de lavande, à l’aide du rouleau. Ontrace ensuite son dessin à travers le vernis, puis on faitmordre .à l’acide sulfurique étendu; on lave, on sècheet l’on remplit les traits avec du vernis d’imprimerie quiadhère au sulfate de chaux; on efface ensuite la pierreà l'essence de térébenthine et on continue l’impression,comme ci-dessus. Nous avons trouvé ce moyen pourfermer la bouche aux graveurs qui prétendent que rienne peut imiter la liberté de l’eau-forte.
La lithographie se prête à tous les genres de gravureset à toutes les combinaisons de ces divers genres ainsiqu’à beaucoup d’autres encore et quibusdam aliis ; maisil faut savoir les chercher et tant qu’il ne se rencontrerapas un investigateur familier avec l’imprimerie, le des-sin et la chimie, qui ait du temps, de l’argent et dugoût, la lithographie 11e fera plus un pas. Or, nous neconnaissons guère qu’un homme en Europe qui possèdeune bonne partie de ces avantages, c’est le lieutenant-colonel d’artillerie Wittert de Liège , que nous signalonscomme l’homme le plus capable de faire avancer l’art.M. Wittert avait trouvé l’impression en couleurs et aulavis bien avant Engelmann : nous possédons de lui des(leurs et des dessins à l’encre de Chine d’une rare per-fection.
Nous voudrions voir le colonel Wittert à la tête d’uneécole expérimentale des arts et métiers ; mais la sociétéest si gauchement organisée, les fonctions sont si aveu-glément départies, qu’011 peut dire sans trop s’éloignerde la vérité, que presque personne n’est à sa place.