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satisfaire à nos nécessités de tous les instants; il fautque tout ce qu’un auteur sait tracer sur le papier puisseêtre exactement reproduit, et la lithographie auraitcet immense avantage sur l'imprimerie ordinaire.
C’est dans ce but que nous avons cherché l’impres-sion cylindrique et que nous l’avons trouvée depuisdouze ans. Mais les révolutions et nos progressivesinstitutions, nous ont fait reculer devant les dépenses del’exécution première. Un de nos amis s’est emparé denotre idée; mais il devait échouer parce qu’il ne laconnaissait pas tout entière. Il en a été de même deM. Villeroi de Paris , qui a beau mettre sa presse cylin-drique à toutes les expositions : il ne réussira pas da-vantage parce que la réussite se rattache à une petitedécouverte qui n’est pas encore dans la circulation etque nous n’avons pas voulu publier, contre notre ordi-naire, dans l’espoir que des temps meilleurs nous per-mettraient d’apporter en personne ce petit cadeau àl’Europe .
Notre cylindre en pierre était arrivé de Sollenhoven,les bâtis en fer étaient fondus, des avances étaient faitesau mécanicien quand il a levé le pied, comme on dit,en nous laissant en panne; situation pénible dont nousn’avons encore pu démarrer.
A l’aide d’un seul homme et sur du papier continunous aurions imprimé 1800 copies par heure.
D’après nos indications et nos prières, 31. Perrot deRouen , l’ingénieux inventeur de laperrotine, a fait unencrage mécanique très-rapide, mais sur pierre plate;tandis que c’est dans le cylindre que réside toute perfec-tion. Du reste, on ne trouverait qu’à Chàteauroux età Mussy-Lévèque des blocs de pierre assez épais pour