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Tome second.
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plus accessibles qu’aux grandes fortunes dès qu’on leurtlonne l’importance d’un manuscrit.

On nous comprendra en se rappelant la distinctionqui doit exister entre l’art et l’industrie, entre la pro-duction du génie individuel et la reproduction machi-nale indéfinie.

Le propre de l’industrie est la reproduction prompte,illimitée et à bas prix de tous les objets d’une utilité gé-nérale.

L’art, au contraire, ne compte pour rien la .prompti-tude d’exécution, la quantité, le prix de fabrication ni lebesoin des masses. L’art ne peut intervenir dans l’indus-trie que jusqu’à certaine limite, passé laquelle les avan-tages propres à l’industrie commencent à disparaître.

Ainsi, un livre tiré à grand nombre, au prix de 3 à4 francs par volume, est un produit industriel qui de-vient un objet d’art par l’addition d’ornements gravés,dorés, coloriés, et par celle d’une magnifique reliure.

L’amour-propre ne porte que trop souvent un artisanhabile à rivaliser avec l’artiste ; c’est là sa pierre d’a-choppement.

L’amour-propre de la librairie française lui a faitfranchir tes limites de l’industrie. Nous craignons qu’iln’en soit de tout ainsi; par exemple, des machines dontle poli, donné à grands frais aux parties qui n’en récla-ment point, augmente le prix sans utilité.

Il manque aux industriels un tableau statistique desfortunes pour bien asseoir leur spéculation. L’artisten’en a pas besoin. Comme il ne fait que des pièces ex-ceptionnelles, il trouve presque toujours un amateurd’originaux, quel qu’en soit le prix. Un artiste horlogerqui avait exposé une montre de cristal de soixante

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