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grenouilles de ses fossés, c’cst-à-dire comme de vrais 1troublesome gnests; aussi la première entrevue est-elletoujours une déclaration de guerre dans les formes; onessaie par tous les moyens possibles d’amoindrir la va-leur de l’invention, on affirme qu’elle n’est pas nouvelle,qu'elle a même été tentée sans succès, ou bien onprouve par une équation algébrique improvisée, qu’ellen’a aucune chance de réussite.
Si le malheureux inventeur insiste après cela, il n’a' qu’à se bien tenir, il payera cher le dérangement qu’ilcause à ces messieurs. Le rapport le plus foudroyantfera bonne justice de son entêtement, et quand même lesépreuves seraient satisfaisantes de tout point, on ajou-tera néanmoins que le comité ne peut proposer l’adop-tion de cette arme, dans l’impossibilité où il se trouve desavoir comment elle se comportera au bout de 5, de 10ou de 15 ans.
‘ On congédie ensuite l’inventeur qui , après avoirépuisé ses dernières ressources, attend la résolution duministre, lequel va, croit-il, lui payer son brevet quatreou cinq cent mille francs au moins. L’espérance est lesoutien des malheureux.
Quand on songe que ce pauvre Delvigne a usé 12 an-nées de sa vie à faire reconnaître la portée et la justessede sa carabine, qu’il y a perdu sa carrière militaire,épuisé sa fortune et sa santé, cela n’est pas encoura-geant pour les chercheurs d’inventions militaires, en fa-veur desquels nous croyons devoir entrer dans quelquesautres détails, dont nous pouvons leur garantir la vé-rité.
Voici la marche que suit infailliblement un inventeurqui tient ou croit tenir une découverte importante j il