ce titre comme les décrotteurs ont volé celui d’artiste etles bouzingots celui de libéral.
Tout le monde connaît les mitres tournantes que l’onplace sur les cheminées, sous le nom de jésuites . C’est untuyau de poêle couplé qui, à l’aide d’une girouette, tournetoujours le dos au vent. Cet appareil a fort peu d’effica-cité dans son état actuel; mais nous avons cherché à leperfectionner dès que le jet de Pelletan nous fut connu ;il nous a suffi d’enlever une portion circulaire de lafcole du coude, et d’y placer une cône ouvert dont lesommet tronqué se prolonge jusqu’au centre de la par-tie horizontale.
Ce cône, dont la plus large ouverture est exposée auvent, occasionne un jet d’air d’autant plus rapide que labourrasque est plus forte; cette espèce de tuyère pro-duit une sorte de vide, dans lequel la fumée se préci-pite et se trouve lancée au loin, avec une énergie capablede faire tirer les cheminées les plus réfractaires et lesplus mal construites.
Le poèlier Jamard de Louvain , qui exécute fort biencet appareil, en obtient des succès nombreux et con-stants ; rien ne résiste à la puissance aspirante de ce nou-veau jésuite, que nous verrons bientôt dominer toutesles bonnes maisons de la Belgique .
Poêle bohéiiiicu.
11 existe en Bohème des poêles en faïence, dans les-quels nous avons reconnu une idée mère qu’il serait