Band 
Tome second.
Seite
427
JPEG-Download
 

vriers pour exécuter ce chauffage, ou de ce qu’on neconnaît pas la manière de mélanger l’argile avec lahouille menue.

Je crois devoir vous l’indiquer pour que vous en fas-siez part à vos abonnés; cela leur sera au moins aussiutile que les commentaires de l’Observateur sur lespasse-poils et les galons de l’armée.

Voici ce procédé que j’ai vu employer pour faire despetits pains qu’on nomme vulgairement boulets. Onprend quatre paniers de houille menue qu’on arrange àterre en couronne; on verse au milieu un panier d’ar-gile qu’on délaie avec de l’eau; puis on y mêle petit àpetit le menu, de la même manière qu’un maçon faitson mortier ; après qu’il est bien mélangé avec l’argile,on le pétrit avec des sabots jusqu'à ce que la pâte soitbien grasse. Ensuite on en fait avec les mains des bou-lets de la grosseur d’un petit pain ; il n’est pas nécessairede les faire sécher : il suffit de les arranger en tas, soità la cave, soit au grenier, en semant entre chaque litun peu de sciure de bois ou du poussier de charbon sec.

J’ai acheté, il y a six mois, un chariot de houille dontle menu était si mauvais, qu’il m’était impossible d’enfaire aucun usage ; après avoir lu, dans un de vos rap-ports, la grande découverte, l’idée me vint d’en fairefaire des boulets : j’ai pris des ouvriers qui s’en sonttrès-bien acquittés; maintenant mon menu est confec-tionné en petits pains et, d’après mon calcul, mon béné-fice est de 50 °/ 0 .

Mes petits pains brûlent comme la première qualitéde houille, et on peut aussi bien s’en servir dans la cui-sine que dans les appartements.

Dans les fermes où l’on consomme une grande quan-