rendu à l’industrie en général par celte publication, qui témoigne deprofondes connaissances sur la matière.
Les journaux belges et les feuilles françaises ont donné de justes etunanimes éloges 5 cet important travail, qui place M. Jobard au pre-mier rang des écrivains technologiques de nos jours. Nous nous asso-cions bien volontiers à ces éloges.
Dans l’embarras où nous sommes d’entrer dans des détails spéciauxsur un ouvrage si scientifiquement écrit, nous croyons ne pouvoir mieuxfaire que de citer un fragment de sa préface, qui témoigne des idéesélevées de l’auteur dans un sujet qu’il a traité avec tant de succès.
La Belgique possède dans A1. Jobard le plus habile missionnaire de lapaix, du travail et de l’industrie. C’est l’ennemi des extravagances hé-roïques que l’on couvre du linceul de la gloire et des'parlis politiques ,qui s’agitent sans cesse sans faire un pas ; des babillards constitution-nels qui perdent leur temps à discuter de creuses théories en abandon-nant des idées positives et pratiques de gouvernement. A1. Jobard, au-quel on doit une foule d’inventions utiles et surtout le plus bel ouvragequi ait paru en aucun temps et en aucun lieu sur l'industrie, a parléil y a quelque temps dans le Courrier belge de l’industrie métallur-gique, etc.
La France Industrielle, 15 avril.
L’industrie belge vient de recevoir du ministre une grande preuved’intérêt. 11 a nommé à la direction du Musée conservatoire de l'industriede Bruxelles, M. Jobard, dont les travaux ont rendu de si grands ser-vices à la Belgique, et que le gouvernement français a dernièrementdécoré de la Légion d’honneur.
Depuis tantôt vingt-cinq ans, M. Jobard a consacré sa vie au progrèsdes sciences appliquées; il a lutté avec un courage toujours nouveaucontre l’inertie des uns, l’ineptie des autres, la résistance de tous. Sedonner la tâche de redresser des abus, d’éclairer les ignorants, c’ests’exposer à de nombreuses inimitiés; aussi M. Jobard a-t-il eu à com-battre les hommes aussi bien que les choses; et pour ses adversaires, ila eu toute sa vie un tort impardonnable, il les a battus par l’esprit aussibien que par la science.