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qiiièrcnt d’autant plus d’éclat qu’elles sont plus frottées avec lapeau et le rouge d’Angleterre : c’est une preuve que les couchestrès-minccs qui les produisent ont une forte adhérence. Le hrunirendant la surface plus brillante, détermine la réflexion d’une plusgrande quantité de lumière, et doit rehausser, par conséquent,l’éclat de la couleur.
Avant de faire connaître comment et sur quels métaux les cou-leurs doivent être déposées, M. Becquerel entre dans quelquesdétails sur ce qui se passe dans la fixation des oxydes. Le principedu dépôt est celui-ci : telle est la surface du métal, telle est lacouche déposée, pourvu que cette couche soit très mince. Mais,comme le dépôt s’opère quand le métal est électro-positif, c’est-à-dire, lorsque l’oxygène qui arrive tend à oxyder la surface et àla ternir, lorsque le métal est oxydable, l’on ne peut obtenir leseffets de couleur (pie sur des métaux non oxydables, tels que l’orou le cuivre doré, dont la surface a un beau poli.
L’or est donc le métal sur lequel on dépose les riches couleurs.Ces effets n’ont été obtenus qu’avec la dissolution du protoxydede plomb dans la potasse ; il ne faut qu’un couple ou deux et suivrel’opération attentivement, car elle ne dure quelquefois que quel-ques secondes. Oîi obtient les teintes rouge-clair, ronge de feu,rouge foncé, violet, bleu et enfin des teintes foncées; il faut retirercontinuellement les pièces du bain, afin de pouvoir avoir lesteintes que l’on a en vue. Si l’action est trop forte, il se forme duperoxyde hydraté de plomb, qui se précipite en flocons jaunesdans la dissolution, sans production de couches colorées. Il estdonc nécessaire de surveiller à chaque instant son opération quiest si facile, que l’on peut agir sur un grand nombre d’objets enpeu de temps, et toujours avec un égal succès.
VERRE. — Le verre est une des découvertes les plus impor-tantes pour l’humanité, non-seulement à cause de ses nombreuxusages économiques, mais encore par les progrès immenses quecette découverte, a imprimés aux sciences les plus élevées. L’as-tronomie, la physique, la chimie et l’histoire naturelle, sont par-venues par son secours à un admirable degré de perfection.
Historique. — Les Phéniciens ont connu le verre avant tons lesautres peuples, et ont long-temps conservé le monopole de sa fa-brication. Les verreries de Sidou et d’Alexandrie ont produit, d’a-près Pline et Strabon , des ouvrages très-parfaits. Les Romainsemployaient le verre à un grand nombre d’usages. Cependant ilétait si estimé du temps de Néron qu’une tasse en verre blanc quece prince brisa dans un accès de colère lui avait, dit-on, conte
0,000 sesterces. 11 paraît certain que les Romains n’employaient