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Chimie / A. Bouchardat
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344 CHIMIE.

moins un produit qui en a toutes les propriéte's, pourvu que lerapport de largile à la portion de chaux supposée libre dans Pin-cuit ne soit pas au-dessous de 64 p. 100 ; car au-dessous de 64, outout au moins de 62 p. 100, non-seulement les incuits ne sontplus ciments, mais ils peuvent meme descendre au rang des chauxles moins énergiques avec le grave inconvénient de l 'extinctionlente.

Or, comme on ne possède aucun moyen pratique de discernerde prime-abord les incuits-ciments de ceux qui ne le sont pas, etencore moins de régler la cuisson de manière à expulser unifor-mément des fragments calcaires gros et petits la quantité dacidecarbonique voulue, il en résulte qu'en pulvérisant les incuits, pourles incorporer indistinctement clans le mortier, comme on a crudevoir le faire sur quelques travaux, on peut, au lieu d'améliorerce mortier, y introduire un véritable agent de destruction.

5° Toute fabrication de ciments avec des calcaires à chaux-limites incomplètement cuits, offre de graves inconvénients ; carles parties qui atteindraient, nonobstant toute précaution, le termede la cuisson complète, ne pouvant être reconnues et rebutéespar un triage, resteraient comme agents de destruction dans leciment.

6° Tout essai direct tendant à constater la qualité dune chauxhydraulique, doit être précédé dune expérience qui puisse elle-même constater la quantité dacide carbonique contenue danscette chaux ; car si cet acide sy trouve en proportion assez nota-ble pour constituer un incuit non-ciment, lessai indiifïiera commemauvaise une chaux hydraulique qui, bien cuite, offrirait peut-être toute lénergie désirable.

11 est impossible de ne pas attribuer à la présence des chaux-limites ou des mauvais incuits dans les mortiers, la dégradationdes rejointoiements, la chute et lefflorescence des enduits, lespoussées et tous les autres accidents, quon ne remarque jamaisquand on emploie des chaux hydrauliques bien franches, bienéteintes et bien purgées dincuits ou de tout ce qui y ressemble.

Les anciens, dont lexpérience doit être comptée pour quelquechose, ne se bornaient pas à rejeter les incuits ou pigeons, ilsvoulaient encore que la chaux destinée à la confection des revê-tements eût plus dune année dextinction ; ils avaient donc re-marqué, même dans les chaux grasses, des parcelles paresseusesdont le foisonnement sopère très-lentement.

Les ciments provenant dincuits séventent et se détériorent ab-solument dans les mêmes circonstanses que les ciments ordi-naires.