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moins un produit qui en a toutes les propriéte's, pourvu que lerapport de l’argile à la portion de chaux supposée libre dans Pin-cuit ne soit pas au-dessous de 64 p. 100 ; car au-dessous de 64, outout au moins de 62 p. 100, non-seulement les incuits ne sontplus ciments, mais ils peuvent meme descendre au rang des chauxles moins énergiques avec le grave inconvénient de l 'extinctionlente.
Or, comme on ne possède aucun moyen pratique de discernerde prime-abord les incuits-ciments de ceux qui ne le sont pas, etencore moins de régler la cuisson de manière à expulser unifor-mément des fragments calcaires gros et petits la quantité d’acidecarbonique voulue, il en résulte qu'en pulvérisant les incuits, pourles incorporer indistinctement clans le mortier, comme on a crudevoir le faire sur quelques travaux, on peut, au lieu d'améliorerce mortier, y introduire un véritable agent de destruction.
5° Toute fabrication de ciments avec des calcaires à chaux-limites incomplètement cuits, offre de graves inconvénients ; carles parties qui atteindraient, nonobstant toute précaution, le termede la cuisson complète, ne pouvant être reconnues et rebutéespar un triage, resteraient comme agents de destruction dans leciment.
6° Tout essai direct tendant à constater la qualité d’une chauxhydraulique, doit être précédé d’une expérience qui puisse elle-même constater la quantité d’acide carbonique contenue danscette chaux ; car si cet acide s’y trouve en proportion assez nota-ble pour constituer un incuit non-ciment, l’essai indiifïiera commemauvaise une chaux hydraulique qui, bien cuite, offrirait peut-être toute l’énergie désirable.
11 est impossible de ne pas attribuer à la présence des chaux-limites ou des mauvais incuits dans les mortiers, la dégradationdes rejointoiements, la chute et l’efflorescence des enduits, lespoussées et tous les autres accidents, qu’on ne remarque jamaisquand on emploie des chaux hydrauliques bien franches, bienéteintes et bien purgées d’incuits ou de tout ce qui y ressemble.
Les anciens, dont l’expérience doit être comptée pour quelquechose, ne se bornaient pas à rejeter les incuits ou pigeons, ilsvoulaient encore que la chaux destinée à la confection des revê-tements eût plus d’une année d’extinction ; ils avaient donc re-marqué, même dans les chaux grasses, des parcelles paresseusesdont le foisonnement s’opère très-lentement.
Les ciments provenant d’incuits s’éventent et se détériorent ab-solument dans les mêmes circonstanses que les ciments ordi-naires.