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s’échauffer. Il s'échauffera on effet, non-seulement parcequ’en absorbant la vapeur , tout le calorique latent qu’ellecontient sera mis en liberté , mais encore , comme on leverra par la suite , parce que l’eau à l’étal liquide , en secombinant avec cet acide., donne lieu à une grande émis-sion de calorique. C’est même pour cette raison que l’acidedevra être mis au-dessus de l’eau. Toutefois l’eau arriverapromptement à o°, quelquefois même avec un mouvementd’ébullition, puis elle se congèlera au bout d’un certaintemps, et toujours d’autant plus vite que la tempéiaturede 1 atmosphère à laquelle on opérera sera moins élevée ,que le vide sera plus parfait, que la quantité d’eau quel’on emploiera par rapport à celle de l’acide sera plus pe-tite, et que la surface absorbante de celui-ci sera plus grande.Au moyen d’une machine qui fait le vide à y millimètresprès, et de aoo à 3oô grammes d’acide sulfurique placésdans une large capsule, on congèlera facilement, en 5 ou 6minutes, 3o grammes d’eau, la température de l’eau et cellede l’atmosphère étant à îo on 12 0 . Ces résultats sont très-remarquables , mais ne présentent rien que la théorie n’aitprévu ; il n’en est point de même des suivans.
L’eau étant congelée conserve encore de la tendance à seVaporiser : elle en a même à — 4 °°- Ge qui le prouve , c’estque, dans l’expérience précédente, on peut refroidir laglace jusqu’à ce terme. En effet, qu'on enveloppe la bouled’un thermomètre d’une couche de glace en la plongeantdans l’eau à plusieurs reprises , et l’exposant à chaque foisà quelques degrés au-dessous de o° ; ensuite qu’on suspendece thermomètre sous le récipient de la machine pneuma-tique; que l’on dispose d’ailleurs sur des supports, au hautde ce récipient, une ou plusieurs capsules contenant de l’a-cide sulfurique concentré ; enfin , qu’on fasse le vide aussiexactement que possible, et l’on verra le thermomètre s’a-baisser de degré en degré , et enfin parvenir, en suppo-