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Deuxième partie.
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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.

de faire connaître les expositions les plus favorables pour les principales piècesqui entrent dans leur composition.

Assèchement. L’humidité est l’une des choses le plus à redouter dans l’inté-rieur de nos édifices; car elle est insalubre, et elle exerce une action destructivesur la plupart des objets qu’elle atteint. Elle peut provenir de diverses causes :du sol, des matériaux de construction, de vices d’exécution ou d’un défaut deventilation.

Afin d’éviter que l’humidité du sol ne puisse se propager dans l’intérieur d’unédifice, il faut avant tout élever le rez-de-chaussée à une certaine hauteur au-dessus du terrain naturel, et disposer les abords de telle sorte que, non-seule-ment les eaux ne puissent être rejetées contre les murs, mais encore qu’elless’en éloignent rapidement. On satisfait à cette dernière condition en établissantle long des murs des revers pavés, dallés ou bitumés, ayant une forte pente entravers (0,08 au moins); en donnant une inclinaison prononcée aux ruisseauxauxquels ces revers aboutissent; enfin en élevant le sol des cours au-dessusde celui de la voie publique, de manière à pouvoir dégager convenablementles eaux qu’elles reçoivent, ou en construisant à cet effet des égouts ou despuisards.

Malgré ces précautions, il est des terrains qui, naturellement aquifères, pro-pagent l’humidité dans nos constructions, dont les matériaux sont toujours plusou moins hygrométriques. Des filtrations peuvent avoir lieu par le sol des cavesou au travers des murs souterrains : on s’en garantit en couvrant le sol d’unradier général en béton hydraulique, dont l’épaisseur varie, dans les circon-stances ordinaires, de 0 m ,60 à d m ,20, et en exécutant les murs en pierres debonne qualité maçonnées en mortier hydraulique. Si les eaux étaient abondanteset les pierres spongieuses, ces précautions ne suffiraient pas pour assécher con-venablement les caves, et il conviendrait de creuser, au-dessous des murs et àun niveau inférieur à celui du sol de ces constructions souterraines, un canalqu’on remplirait en pierres sèches, sur lequel on remblayerait, et qui condui-rait les eaux qu’il aurait recueillies jusqu’au point où elles deviendraient inof-fensives.

Quand il n’y a pas de caves sous uu bâtiment, le sol du rez-de-chaussée peutêtre difficilement garanti des atteintes de l’humidité, lorsque, établi sur desremblais, il reste en contact par leur intermédiaire avec le terrain naturel. Ilfaudrait l’élever sur des arcs en maçonnerie ou sur de petits murs percés d’ou-