TRAITÉ D'ARCl-UTECTUUE.
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ports de nombres bien plus divers encore que ceux d’Alberti, mais sans s’atta-cher davantage à les motiver. Ce sont des progressions arithmétiques dont lesraisons et les points de départ diffèrent, qu’il superpose, et d’où il tire une suitede proportions ; ce sont encore les produits de ces expressions fractionnairesprises deux à deux; sa grande préoccupation paraît être de rattacher les nombresqu’il emploie à une loi quelconque.
En France, François Blondel d’abord, puis Briseux (I ), ont pris parti pour lesproportions harmoniques. D’autres se sont bornés à demander que les nombressoient commensurables, sans que leur commune mesure descende d’ailleurs au-dessous d’une certaine limite, ce qui rentre tout à fait dans ce que présente defondamental le système modulaire, dont il sera parlé tout à l’heure. Enfin ona prétendu que le carré et le cube sont les formes les plus belles de toutes cellesque les lignes droites peuvent engendrer, parce que ce sont les plus simples etles plus régulières, et l’on a préconisé leurs diverses combinaisons.
Le lecteur comprend qu’il n’y a là que des opinions ou plutôt des suppositionsindividuelles, et qu’on a dû chercher, sinon des démonstrations rigoureuses,du moins des inductions à l’appui de ces théories. Or une induction d’une valeurincontestable eût été obtenue si ces proportions définies s’étaient montrées dansles monuments de l’antiquité auxquels une acclamation unanime a donné le titrede beaux. Aussi les recherches se sont-elles dirigées de ce côté, et ont-elles étéfaites avec un grand désir de succès. Eh bien ! il faut le reconnaître, on n’a pasréussi. Les partisans du système dont il s’agit, se sont bien appuyés sur cesédifices, sont bien parvenus à les ranger sous leurs lois; mais ils se sont crusautorisés à modifier quelque peu les dimensions réelles, admettant plutôt deserreurs dans l’exécution ou dans les mesures, qu’une déviation aux règlesqu’ils s’imaginaient avoir été suivies par les architectes de l’antiquité. FrançoisBlondel , l’un des écrivains qui ont le plus sérieusement traité le sujet, necherche pas à dissimuler cette méthode; il la présente comme un témoignage deson estime pour les maîtres de l’art , qu’?7 traite, dit-il, en gens qui ont su cequ’ils faisaient, qui ont su rendre raison de leurs ouvrages, et n ont point travaille,en aveugles, au hasard et en tâtonnant. Il va d’ailleurs plus loin : il déclare qu'ilfaut s’attacher, en fait de proportions, non pas à la réalité, mais à l’apparence;de sorte qu’il y a quantité de mesures qui ne sont nullement proportionnées en elles-
(-1) nu beau essentiel dans les arts appliqué particulièrement à l’architecture.