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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.
tique (en grec azox) sous lequel il se livrait à son enseignement. Ce portique,célèbre par les peintures dont l’avaient décoré Polygnote et Micon , était ornéde boucliers enlevés à l’ennemi, et avait reçu le nom de Poocile. On sait aussiqu’à Rome, les portiques de Pompée et d’Octavie étaient les promenades favo-rites de la jeunesse dorée de l’empire.
Les portiques sont de moindre importance aujourd’hui, tant parce que lesmœurs ne sont plus les mêmes que parce que la civilisation, en suivant samarche vers le N.-O, a rencontré des climats auxquels les édifices ouverts neconviennent pas aussi bien qu’aux contrées méridionales. Cependant ils sonttrès-utiles en beaucoup de circonstances; on en a construit un grand nombredans les temps modernes ; et l’Italie notamment est très-riche en constructionsde ce genre.
On peut citer, parmi les portiques modernes les plus remarquables, ledouble portique demi-circulaire, à quatre rangs de colonnes, dont le Bernina décoré la place de Saint-Pierre à Rome (pl. 45). Les anciens ont pu en exé-cuter de plus riches, leur assurer des proportions plus élégantes, un caractèreplus monumental, et une ornementation de meilleur goût, mais il est dou-teux qu’ils en aient jamais eu d’aussi vastes.
On en trouve de fort beaux dans les cours d’un grand nombre de palais deRome, tels que les palais du Vatican (loges de Raphaël ), de la Chancellerie, desFarnèse, des Barberini, des Borghèse. La plupart des couvents d’Italie , ceux deFlorence surtout, ont de vastes cours entourées d’élégants portiques. À Bologne ,plusieurs rues sont décorées de constructions de ce genre, dont les formes sontextrêmement variées et généralement heureuses. A Paris même, les portiquesne sont pas rares; tout le monde connaît celui du Louvre, auquel on ne peut< refuser de l’ampleur et une grande dignité; ceux de la place de la Concorde et de la rue de Rivoli; celui qui entoure le jardin du Palais-Royal , et dessertde nombreuses boutiques; ceux de la place Royale, l’une des plus belles de laville; ceux de la Madeleine, de la Bourse , de l’Odéon, de la cour d’honneurdes Invalides (pl. 55), de l’École militaire, du Palais du conseil d’État, del’hôpital Lariboisière (pl. 56), de plusieurs gares de chemins de fer, etc.
Portiques à plates-ùandes. Les portiques les plus simples, en tant que disposi-tion, sont formés par des colonnes que réunissent des entablements, et sontcouverts par des plafonds. Leur largeur ne doit jamais être inférieure à l’es-pacement des colonnes, du moins lorsque la construction est exécutée en