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Deuxième partie.
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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.

sous la latitude de Paris , la largeur d’une cour ne devrait jamais être infé-rieure à la hauteur des bâtiments, à moins cependant que la longueur nesoit considérable, et ne soit dirigée N. et S. Ce qu’on doit se proposer, c’estd’apporter le moins d’obstacles possible à l’introduction des rayons solaires.Ainsi, l’on pourrait encore se tenir au-dessous de la limite qui vient d’être indi-quée, si la cour était ouverte au sud, ou n’était fermée de ce côté que par uneconstruction peu élevée; mais il faut se montrer très-réservé à ce sujet, car lerenouvellement de l’air n’est pas moins nécessaire à la salubrité que l’actiondu soleil, et il s’opère avec d’autant plus de difficulté que les dimensionssont moindres.

Il est, dans nos habitations, des cours très-petites qui sont uniquementdestinées à envoyer du jour dans des couloirs ou des cabinets de débarras,ou à remplir l’office de cheminées d’aérage. Les prescriptions précédentes neleur sont pas applicables. Une récente ordonnance de police interdit de leurdonner une surface inférieure à quatre mètres carrés, et cela suffit, à la granderigueur.

En Italie, les cours ne sont pas aussi grandes qu’en France . La plupart decelles des palais de Florence et de Rome sont très-étroites; beaucoup n’ontque les deux tiers ou même moitié de la hauteur des bâtiments. Les bellescours des palais de la Chancellerie, Giraud, Spada et Farnèse sont carrées, etla hauteur des constructions l’emporte de ~ environ sur le côté du carré.

Dans des contrées plus méridionales, en Algérie , par exemple, les courssont encore moins larges, et il y a juste motif.

Lorsqu’une cour est de grande importance, et est entourée de bâtimentstraités avec un certain luxe d’architecture, ce sont des considérations d’unautre ordre qui sont appelées à régler les rapports dont il s’agit. Ses dimen-sions doivent être établies, d’abord d’après les usages auxquels elle est destinée,et le nombre de personnes ou de voitures appelées à s’y réunir en quelquescirconstances; puis elles doivent être telles que les constructions produisenttout l’effet qu’on est en droit d’en attendre, c’est-à-dire puissent être embras-sées facilement d’un seul coup d’œil, sur toute leur hauteur et sur une notablepartie de leur développement. Cette dernière condition conduirait à donnerà une cour environ le double de la hauteur des bâtiments, et il est à remar-quer en effet que celles où l’on a admis les proportions indiquées plus hautparaissent trop étroites, pour permettre une juste appréciation des mérites de