FONTAINES.
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La figure 2 de la planche 46 représente une remarquable fontaine, exé-cutée eu fonte de fer, il y a quelques années, sur la place Louvois, àParis, par MM. Visconti et Klagmann . Une première vasque, de grandesdimensions, repose sur un socle en marbre, dont les quatre faces sontdécorées de génies à cheval sur des dauphins qui lancent de l’eau. Douzemascarons, entre lesquels sont figurés les signes du zodiaque, donnentécoulement aux eaux de ce bassin. Une seconde vasque, plus petite, s’élèvesur un support qu’accompagnent d’élégantes figures allégoriques de la Seine ,de la Loire, de la Garonne et de la Saône . La composition est couronnée parun vase d’où s’échappent les eaux qui l’animent. Ce monument n’a pas moinsde dix mètres de hauteur, et la première vasque en fonte a sept mètres dediamètre.
D’autres fontaines de Paris ont également droit à être citées : telles sontcelles qui ont été élevées, d’après les dessins de M. Hittorf, sur la place dela Concorde et en divers points des Champs-Élysées.
Les figures 5 et 4 de la planche!8 mettent sous les yeux du lecteur deuxfontaines beaucoup plus modestes que celles dont on vient de parler, maisqui ne sont pas d’un enseignement moins utile. Elles sont exécutées en marbreblanc, et l’élégance de la forme s’y associe heureusement à une grande sim-plicité de composition.
La première est empruntée au palais de Caprarola , l’œuvre la plus remar-quable d’un architecte italien, dont le nom a obtenu beaucoup de retentisse-ment : de Barrozzio da Yignola.
La seconde est une vasque, couverte de sculptures d’une finesse extrême.Elle a été trouvée dans le château de Gaillon, et elle est déposée aujourd’huidans l’un des musées du Louvre.
Si l’abondance des eaux est un des premiers éléments de beauté d’unefontaine, ce n’est point cependant une condition impérieuse pour la créationartistique. Il appartient à l’art de se plier aux circonstances, et de se jouerde toutes les difficultés. De très-heureuses compositions ne sont animées quepar un maigre filet d’eau, et n’en admettraient pas davantage. Une Vénusou une Nymphe (une jeune fille, si l’on ne veut point de mythologie) sortd’un bain, et fait tomber quelques gouttes de sa chevelure qu’elle comprime.Une jeune mère ou une Charité en fait jaillir de ses mamelles. Une gra-cieuse figure verse de l’eau dans une coupe qu’elle tient à la main. Un enfant