DÉSINFECTION.
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ment fermés, sauf au moment où ils sont appelés à remplir leur office. Ondevrait surtout interdire ces cuvettes béantes à l’usage de plusieurs loca-taires, qu’on rencontre dans les escaliers de la plupart des maisons desti-nées à l’habitation des classes pauvres, et qui répandent des émanationsinfectes et insalubres au plus haut degré.
Les fumiers et les débris amoncelés de nos cuisines ont aussi leurs odeursdésagréables; il appartient à la police de veiller à ce qu’ils soient enlevéschaque jour. Enfin il importe à la salubrité d’une ville que les voies publiquessoient tenues avec la plus grande propreté, soient incessamment balayées,soient lavées par une eau pure et abondante, soient pourvues d’égouts assezlarges pour recevoir tous les tuyaux qu’exigent les services des eaux et dugaz, de telle sorte que le sol, toujours plus ou moins infect de la cité, nesoit pas remué à chaque instant au sujet de cette ramification souterraine.
Les eaux et les égouts doivent être regardés comme choses de premièrenécessité; peu de dépenses sont aussi réellement productives que celles dontils sont l’objet, et l’on peut rappeler à ce propos que les Romains avaientexécuté d’immenses travaux pour en doter largement, non - seulement lacapitale, mais aussi les principales villes de l’empire. La ville de Paris a marchésur leurs traces, mais de bien loin malheureusement; elle se prépare, dureste, à de plus vastes entreprises.
D’autres questions encore se rattachent à la salubrité : ce sont celles quisont relatives aux rapports à observer entre les largeurs des rues ou descours et les hauteurs des constructions, ainsi qu’à l’établissement des placespubliques, des plantations, etc. Mais elles ne paraissent pas susceptibles desolutions absolues. Dans les villes où les vents sont violents ou les ardeursdu soleil redoutables, il convient de donner peu de largeur aux rues com-parativement à la hauteur des maisons; aussi voit-on que les voies publi-ques sont généralement très-étroites dans les contrées méridionales et dansles ports de mer. 11 n’en est pas de même pour les villes convenablementabritées des régions tempérées. Le soleil et la ventilation y sont à recher-cher, et la salubrité exige des rues larges et des places multipliées. A Paris ,les hauteurs des maisons sont fixées ainsi qu’il suit, d’après la largeur desrues : 44 m ,70, pour les voies publiques au-dessous de 7 m ,47; 14 m ,62, pourles voies publiques de 7 m ,47, jusques et y compris 9 m ,42; 47 m ,55, pour lesvoies publiques au-dessus de 9 m ,42. La corniche de couronnement est com-