ÉGLISES.
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Ange. « Il est difficile de faire aussi bien, il est impossible de faire mieux»,disait ce dernier, en jetant, avant son départ pour Rome , un dernier regard surl’œuvre la plus remarquable de l’architecture florentine. Mais ce qui appar-tient à l’architecte de Saint-Pierre, ce sont les proportions harmonieuses,c’est la noble et sévère ordonnance, c’est la forme pleine de majesté, c’estla grandeur morale du monument. Il n’y a qu’un puissant génie qui puisseobtenir de pareilles qualités à un aussi haut degré.
La coupole fut terminée sous Sixte-Quint, puis les travaux furent à peu prèssuspendus pendant quelques années. Clément VIII fit exécuter la lanterne quicouronne le dôme, et il ne manquait que le portique, pour achever l’édificeprojeté par Michel-Ange , lorsque Paul Y monta sur le trône (4405). Ce papese proposa de mener à fin la grande entreprise dans laquelle il jugeait quel’honneur du catholicisme se trouvait engagé; mais la façade imaginée par legrand architecte lui parut peu satisfaisante, et il faut reconnaître que c’étaiten effet la partie faible de la composition. Elle consistait en un portique degrandes colonnes corinthiennes, fort espacées, réunies par un entablement, etchargées d’un attique très-élevé, dans lequel étaient ouvertes des fenêtres;c’était l’ordonnance de pilastres des faces latérales qui se reproduisait encolonnes sur la face principale. Or, il est à croire que, dans ces conditions, lescolonnes eussent paru trop grêles, et que F attique se fût montré trop lourd.L’exécution présentait d’ailleurs d’énormes difficultés, si ce n’est des impos-sibilités. D’après les dessins qui nous ont été conservés, il n’y avait que troisentre-colonnements sur la largeur de la nef; celui du milieu, beaucoup pluslarge que les autres, aurait eu plus de 40 mètres d’ouverture, et faire porterune voûte en plate-bande de pareille dimension sur des colonnes, eût été untour de force devant lequel il n’est pas étonnant qu’on ait reculé. Il estmême à supposer que Michel-Ange , qui n’avait point arrêté cette partie deson projet avec autant de précision que le reste, se réservait d’en fairel’objet de mûres méditations, lorsque le moment de l’exécution serait arrivé.Un autre reproche était adressé au portique, c’est qu’il ne comportait pasla loge élevée, d’où, dans les grands jours, le pape devait donner sa béné-diction solennelle à la ville et au monde.
Paul V demanda donc aux plus célèbres architectes de Rome de lui sou-mettre des projets de façade, et il choisit celui de Charles Maderne, parmi tousceux qui lui furent présentés. Ce projet consistait à substituer au portique un
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