COLONNES TRIOMPHALES.
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lier, dont les marches sont évidées dans chacun des tambours de marbreblanc qui forment la construction, conduit sur la plate-forme qui la cou-ronne.
Les bas-reliefs qui se déroulent en spirale sur le fût de la colonne, sontconçus et exécutés avec un art merveilleux. Ils expriment clairement lesactions qu'on a voulu représenter, ne produisent pas la moindre confusion,et leurs saillies ont été en même temps si habilement ménagées qu’ilsn’altèrent en rien le galbe de la colonne. Il ressort presque aussi pur ques’il était resté lisse.
On voit sur le plan (fig. 4 de la pl. 12) la position qu’occupait la colonneïrajane, entre la basilique Ulpienne et les deux bibliothèques y annexées.L’espace dans lequel il était enserré devait faire ressortir avantageusementles grandes proportions du monument.
La colonne Antonine, qui subsiste également dans un remarquable étatde conservation, est une imitation de la colonne Trajane . Mais on sait ce quiadvient aux copies : elles ne reproduisent jamais toutes les qualités de l’ori-ginal; des beautés, et souvent les plus délicates, échappent à l’imitateur, oubien il veut améliorer et il altère. On ne trouve donc pas, dans le monu-ment consacré à Marc-Aurèle , l’élégance et la distinction de formes quiexistent à un si haut degré dans celui de Trajan . Les sculptures ne sontpas de même valeur; plus refouillées, elles donnent de la lourdeur à laconstruction, et ont en même temps quelque chose de confus. A peu près demêmes dimensions que l’autre, cette colonne est aussi exécutée en grandsblocs de marbre blanc. Une statue en bronze de saint Paul a remplacé à sonsommet celle de Marc-Aurèle, de même que saint Pierre a succédé à Trajan sur la colonne de cet empereur.
La colonne de la place Vendôme, à Paris , est également imitée de lacolonne Trajane; mais elle s’en distingue par un point capital : elle estformée des dépouilles de l’ennemi. Elle est entièrement revêtue en bronzeprovenant de canons conquis dans les batailles dont elle est appelée à per-pétuer le souvenir. Les plaques métalliques sont appliquées sur un noyauexécuté en pierre, et elles l’ont été si bien qu’aucune disjonction ne s’y mani-feste. Elles sont posées à dilatation indépendante; chacune d’elles est fixée àdes agrafes de bronze scellées dans la pierre au moyen d’appendices ménagésà la fonte sur son revers; un goujon cylindrique traverse les deux parties