PRISONS.
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plus spécialement affectée aux malades. Elle renferme quelques cellules doublesen largeur, et un certain nombre de cellules de mêmes dimensions que lesautres, pour les bains. Dans les intervalles qui séparent les passages con-duisant de la salle centrale dans les bâtiments cellulaires (19, fig. \, PI. 57),sont les parloirs, lesquels sont divisés en petites cellules, aussi bien ducôté des détenus que de celui des visiteurs. Deux cellules correspondantessont séparées l’une de l’autre par deux grilles en fer, assez espacées pour qu’ilne puisse y avoir de communication que par la vue et la parole. Les dispo-sitions suivantes permettent aux détenus de se rendre, isolément et sans sevoir, dans les cours triangulaires où ils vont prendre l’air : chacun d’euxsort de sa cellule, dès qu’il y est invité, et se rend rapidement à l’un des pas-sages, marqués 24, qui conduisent dans les cours; il entre dans la divisionde la cour panoptique la plus rapprochée de ce passage, arrive de là dansle couloir, central, et le suit jusqu’à ce quil trouve une porte ouverte; c’estcelle du compartiment qui lui est destiné, et elle se referme immédiatementaprès qu’il en a franchi le seuil. Un second détenu sort de sa cellule aumoment où le premier est entré dans le passage 24, et n’est par conséquentplus en vue, et ainsi de suite. La marche inverse est adoptée pour le retourdans la cellule.
A leur entrée dans la prison, les détenus sont déposés provisoirement dans depetites cellules rangées de chaque côté de deux grandes salles, indiquées sur leplan par le chiffre i 4. On sait que les voitures dans lesquelles ils sont transportéssont également divisées en cellules.
Outre les pièces dont on vient de parler, on trouve dans le principalcorps de bâtiment, une cantine, une pharmacie, des cabinets de jugesd’instruction, des cellules pour les conférences des avocats avec leurs clients,une bibliothèque et des magasins. Les vivres sont amenés, des cuisinesdans les bâtiments cellulaires, au moyen d’un petit chemin de fer établiau-dessous du sol (27, 27); on les hisse ensuite à hauteur des différentsétages, en les faisant passer par des ouvertures ménagées dans les voûtesau-dessus des points fixés pour le stationnement des wagons. Chaque portede cellule est munie d’un guichet, par lequel on remet au détenu le bidonqui lui est destiné. Grâce aux dispositions adoptées, ce service se fait très-rapidement. Le chauffage et la ventilation qui sont de grande importancedans les établissements de cette nature, sont parfaitement entendus dans la