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Deuxième partie.
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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.

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des promenades agréablement plantées. Les bains se prenaient, ou dans desbaignoires, ou dans des bassins assez grands pour qu’on pût y nager, etdes sièges de marbre étaient disposés dans l’étuve destinée aux transpirations.

Les familles opulentes avaient des thermes dans leurs palais. D’autresthermes plus vastes, formant des édifices spéciaux, étaient ouverts au public,moyennant une légère rétribution d’abord, puis gratuitement à partir desAntonins. Ces derniers établissements avaient fini par prendre un développe-ment prodigieux, dont aucune construction moderne ne saurait donner uneidée; tout y était colossal et traité avec le plus grand luxe. De belles mo-saïques ou des compartiments de marbres colorés couvraient le sol; lesmurs étaient en partie revêtus de grandes dalles de marbre, et en partieornés de peintures; les immenses voûtes étaient peintes ou dorées; les co-lonnes, les baignoires, les bassins étaient formés de marbres précieux,,de gra-nité, de porphyre ou de basalte; les plus belles statues décoraient les salles,les portiques et les promenades. De tous les monuments de la vie civile desRomains, les thermes étaient ceux pour lesquels on sacrifiait le plus, et c’étaientaussi les plus fréquentés. Il n’y faut pas voir seulement des bains, mais aussides lieux de réunion, quelque chose d’analogue aux gymnases des Grecs; lesphilosophes et les hommes de plaisirs, les lettrés et les ignorants, toutes lesclasses de la société y trouvaient à occuper leurs loisirs, et à satisfaire leursgoûts. Cet édifices étaient tellement entrés dans les mœurs* qu’ils étaient pres-que devenus de première nécessité.

Agrippa est le premier qui fit hommage au peuple romain de vastes thermespublics, et son exemple fut suivi par un grand nombre d’empereurs. Néron ,Vespasien, Titus, Domitien, Trajan, Adrien, Commode, Caracalla, AlexandreSévère, Philippe, Dèce, Aurélien, Dioclétien, Constantin , ne négligèrentpoint ce puissant moyen de capter les faveurs populaires, et chacun d’euxdonna son nom aux thermes qu’il avait élevés. La plupart de ces immensesconstructions ont disparu; il ne reste plus à Rome que les ruines de troisd’entre elles, des thermes de Titus, des thermes de Caracalla , et des thermesde Dioclétien. Mais le peu qui subsiste encore suffit à nous faire connaîtrece qui était. Les thermes de Caracalla surtout se peuvent restaurer avec uneentière exactitude, en ce qui touche aux principales dispositions, et avecgrande probabilité pour ce qui est des formes secondaires.

Thermes de Caracalla . Bien qu’il appartienne à une époque de décadence,