MAISONS DE VILLE.
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l'édifice avait une entrée spéciale sur la voie publique? Quelques passagesd'Homère , qui nous montrent Hélène ou Pénélope descendant de leur appar-tement ou y montant avec leurs femmes, portent à penser que les piècescomposant le gynécée étaient habituellement situées, non au rez-de-chaussée,mais au premier étage.
Les maisons grecques étaient peintes au dedans, et paraissent même l’avoirété à l’extérieur. Elles étaient probablement couvertes en terrasses, et n’étaientpercées que de rares ouvertures sur la voie publique.
Habitations des Romains. L’atrium, que Vitruve paraît si frappé de ne pastrouver chez les Grecs, était la partie la plus caractéristique des maisonsromaines. Ces maisons présentaient deux divisions bien tranchées : l’unedans laquelle le public avait accès, l’autre qui était plus particulièrementréservée à l’habitation de la famille. L’atrium appartenait à la première.
On a longtemps agité la question de savoir quelle était la disposition habi-tuelle et la fonction de la salle désignée sous ce nom; les opinions les plusdiverses ont été émises à ce sujet, et le problème ne paraît pas encore résolu.La plupart des maisons de Pompéi sont distribuées de la manière suivantedans leur partie antérieure : un vestibule long et étroit ( protliyrum ) con-duit de la rue dans une cour centrale ( cavœdium ) découverte seulement aumilieu (1); des appentis, appuyés sur les quatre côtés de cette cour, versentles eaux pluviales dans un bassin rectangulaire [impluvium) que décore sou-vent une fontaine; sur les deux côtés du cavædium, à droite et à gauchede l’entrée, sont des magasins, des chambres d’étrangers et les pièces néces-saires au service de cette partie de l’habitation; sur la face opposée auvestibule, est une grande salle [taôlinum) largement ouverte sur la cour,dans laquelle se déposaient les images des ancêtres, et se tenait le maître dela maison pour recevoir ses clients; des corridors de dégagement ( fauces )sont placés à côté du tablinum; enfin, aux extrémités de l’appentis souslequel ils débouchent, sont deux petites pièces ouvertes ( alæ ), qui servaientprobablement de salles d’attente.
C’est à toute cette construction que Mazois donnait le nom d’atrium. D’autres