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Deuxième partie.
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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.

gement ouvert au dehors, est de belles proportions, et donne très-conve-nablement entrée dans l’escalier principal. Il communiquait directementautrefois avec le salon central, mais on a renoncé à cette disposition quiétait peu convenable, et la porte, que nous avons cru devoir reproduiresur notre dessin, a été bouchée. On traverse actuellement la salle de gauche,dont la distribution primitive avait fait la salle à manger, pour se rendredans les salles de réception, qui sont toutes placées du côté du jardin.Ce plan concilie la régularité des formes avec une heureuse variété, etl’enfilade des salons y a été très-habilement ordonnée. Il ne paraît sou-lever que deux observations critiques : l’une porte sur le grand escalier,dont la première rampe coupe une des fenêtres de la façade, défaut qu’oneût évité, soit en retournant cet escalier, soit en portant le point de dé-part à l’autre extrémité du vestibule; l’autre concerne la salle à manger,qui eût été plus convenablement placée à droite, en dehors de la circu-lation, en 12 ou dans l’emplacement occupé par les pièces 13, 14, 13et 16.

La légende suivante fait connaître le détail de la distribution telle qu’elleavait été conçue dans le principe, et avec les termes alors en usage :

1, antiporte, logement du suisse à gauche, logement du concierge àdroite; 2, cour d’honneur; 3, basse-cour ; 4, cour des écuries; 3, jardin;6, vestibule; 7, grand escalier; 8, salle à manger; 9, salle de compagnie;10, salon; II, salle d’assemblée; 12, 12, grands cabinets; 13, 13, cham-bres à coucher; 14, 14, cabinets; 13, 13, garde-robes; 16, 16, chaisespercées; 17, terrasse; 18, 18, cuisines et dépendances, communiquantavec l’hôtel par un passage pratiqué dans le soubassement; 19, cour des cui-sines; 20, salle du commun; 21, 21, remises; 22, 22, écuries; 23, 23,chambres.

La planche 78 représente le plan du rez-de-chaussée et l’élévation sur lacour de l’hôtel de la Vrillière, qui est aujourd’hui celui du ministre dela guerre. Il est situé rue Saint-Dominique, et ses jardins s’étendent jusqu’àla rue de l’Université. Il a été construit dans les premières années duxvin' siècle, par l’architecte Aubry, pour madame de Mailly, veuve dusecrétaire d’État, marquis de la Vrillière.

L’entree principale, précédée d’une antiporte, est bien accusée par uneporte d’un aspect monumental, et elle est d un style très-convenable. A