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Deuxième partie.
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MAISONS DE VILLE.

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leurs formes, de manière à produire de grands effets. La décoration réclamebeaucoup de richesse et de distinction, aussi bien au dedans qu’au dehors;elle est tenue de rappeler la majesté du rang suprême.

La plupart de ces palais sont ouverts, d'un côté sur une cour d’honneur,de l’autre sur des jardins. Les porches, les vestibules, les escaliers, diversappartements et quelques dépendances sont établis au rez-de-chaussée; l’ap-partement du souverain et toutes les salles de réception sont distribués dansle premier étage.

Nous avons déjà parlé (1) de la disposition générale du palais de Versailles ,et nous avons montré combien elle est en harmonie avec le caractère et lapuissance du roi qui a élevé cet immense édifice. Nous n’y reviendrons pas.Obligé de nous restreindre, nous nous bornerons à appeler pendant quelquesinstants l’attention du lecteur sur un palais, bien plus important aujour-d’hui que celui de Versailles , et qui présente un développement et desbeautés qu’on ne trouve réunis dans aucun autre. Il s’agit du vaste etadmirable monument qui résulte de la réunion des palais du Louvre et desTuileries. La planche 14 en donne le plan pris à hauteur du rez-de-chaussée.

Il ne peut pas sans doute être cité comme un modèle de disposition, car,exécuté à diverses reprises et dans des vues différentes, il manque d’unité etn’a pas même d’entrée bien accentuée. Mais les vicissitudes de son dévelop-pement successif lui donnent un intérêt tout particulier; on aime à voir com-ment et avec quelle intelligence ses diverses parties se sont succédé dans l’ordredes temps, et à y retrouver le caractère des époques qui les ont élevées.

L’histoire de ce palais remonte jusqu’à Philippe-Auguste , car quelquesparties du Louvre reposent sur les fondations du château fort construit parce prince au-dessous de la ville, pour en défendre les approches de ce côté.Mais ces substructions ne sont point apparentes, et c’est le règne de Fran-çois I er qui doit être regardé comme le point de dépaid. Ainsi qu’il a été ditdans le premier volume de cet ouvrage (2), Pierre Lescot fit élever, sous lesrègnes de François I er et de Henri II , les deux ailes qui forment l’angle sud-ouest de la cour du Louvre. La façade de l’aile occidentale sur la cour, l’unedes œuvres les plus remarquables de l’art moderne, subsiste encore dans

(1) Page 7.

(2) Première partie, page 287 et planche 38.