EPITRE.
tages quelles apportent dans les affaires du monde ; quellesJont rutiles dans la Guerre & dans la Paix ; & que lesgrands Hommes s en fervent en tout temps, ou ^our exer-cer leur valeur, ou pour montrer leur magnificence.
Néanmoins lArchitecture ef celle quilsconfderentle plus,parce quelle acheve , pour ains dire, leur réputation , &quelle confrve le souvenir de leurs victoires , en leur éle-vant de superbes Trophées.
Vh grand Roy comme le nofre, dont la vie ef pleine demerveilles, & qui a fait tant de choses qui parois ront in-croyables à la poferité, doit en laiffer des témoignages im-mortels, qui consr ment ceux de lHifoire, & qui empefchentque les siécles fuivans ne la traìttent de fabuleuse. Etrien ne le peut mieux faire que lArchitecture. Certainement,Monseigneur, f ose dire que cét Art admirable serviraplus à éterniser la mémoire de Louis le Grand, quetous les autres Arts qui f vantent de donner Immorta-lité.
®CMais, M o n seigneur, ces vn bonheur bienparticulier pour nom, qui en saisons nofre principale efude,que Sa oCMajeflé fe soit reposée fur vos foins, pour remet-tre lArchitecture dans f n premier lufre. Ce bel Art avoitbesoin que vous luy donna[fie7 vn peu de ce temps précieuxque vous employez, fi vtilement au service du Roy & deÌEfat, afn qu il puiffe non feulement égaler aujourdhuyfes ouvrages à la beauté de t Antique, mais mefme les por-ter d vn degré de perfection, ou les anciens Edifices n ontjamais efé, ny dans la Grece, ny dans l Empire Romain.
Et