37
Notre planche XXXIX reproduit, grandeur d’exécution, l’espagnolette qui ferme les fenêtresdu boudoir. Une tradition populaire prétend qu’une main royale a coopéré à la fabrication decette gracieuse fermeture, — Louis XVI avait en effet, à Fontainebleau comme à Versailles ,un atelier de serrurerie; — M. Champollion-Figeac n’est pas du même avis que la tradition. Nousnous inclinons avec respect devant 1 opinion du savant bibliothécaire de Fontainebleau , opinion quia pour elle toutes les garanties que donnent les recherches patientes & la connaissance approfondiedes documents originaux; mais pourquoi n’avouerions-nous pas notre penchant pour la version
mà
J.'
MW
Fig. 21. - ORNEMENTS DES MONTANTS DES PORTES (page 35).
populaire & ne lui jetterions-nous pas en passant un innocent regret ? Ce n’est pas la premièrefois, en effet, que nous aurons vu la poésie s’envoler devant le souffle impitoyable de la science ou
de l’histoire !
Les deux balcons qui se trouvent dans l’ébrasement des deux croisées ouvrant sur lejardin de Diane sont, dit-on, de cette même époque : tel est l’avis, du moins, de la plupartde ceux qui ont étudié le palais & ont pu consulter à loisir ses archives. Cependant, la facture& la disposition générale des feuilles & des ornements de bronze appliqués sur le fer feraientcroire, à première vue, à une date antérieure. Les deux balcons sont entièrement dorés : notreplanche XLI reproduit un de ces balcons, au cinquième de l’exécution.
Sur notre planche XL nous avons figuré l’un des deux bras de lumière qui se trouvent
10