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DE L’ACIDE IIÏDROCHLORIQEE.
remplis que jusqu’au tiers. Après avoir introduit le sel ma-rie fondu et pulvérisé, dans le ballon, on lute bien toutesles jointures , et on verse peu à peu , par le tube à bouleen S, autant d’acide sulfurique étendu du tiers de sonpoids d’eau qu’on a employé de sel. Il en résulte même à latempérature ordinaire un dégagement de gaz qui, aprèsavoir chassé l’air du ballon, se rend dans l’eau du premierflacon, s’y dissout et ne tarde pas à la saturer; de là ilpasse dans l’eau du second et du troisième flacon qu’il sa-ture successivement. A mesure que l’eau absorbe le gazhydrochlorique, on observe qu’elle augmente de volumeet s'échauffe beaucoup, ce qui affaiblit son action dissol-vante.
Toutefois, la quantité d’eau qu’on veut saturer de gazhydrochlorique doit être limitée par rapport à la quantitéde sel marin.
L’expérience a appris qu’une livre de sel suffisait pouropérer, à la température de+ 20, la saturation de 11 oncesd’eau distillée.
Cette solution d’acide hydrochlorique était connue au-trefois sous le nom d 'acide muriatique , acide marin ;dans le commerce on la désigne encore sous le nom d ’espritde tel.
Cet acide, à l’état de pureté , est un liquide blanc, très-acide et caustique, d’une odeur piquante très-forte; sadensité, lorsqu’il est le plus concentré possible, est de1,210,sous cet état, il contient 42 ,43 d’acide pourcent;exposé à l’air , il répand des vapeurs blanches abondantescomme le gaz lui-même, et qui sont dues à la même cause.Les réactifs agissent sur cette solution comme sur le gazlui-même. C’est souscet état que l’acide hydrochlorique estemployé dans les laboratoires et dans les arts. Celui qu’ontrouve dans le commerce et qui est le résultat d’une fabri-cation en grand est toujours impur; il est coloré en jaune