DE L’IODE.
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ques crustacés, en ont offert aussi de très-petites quantités.Vauquelin l’a rencontré uni à l’argent (iodure d’argent)dans une mine d’argent des environs de Mexico .
Extraction. L’iode se retire des eaux mères de la soudede vareck, où il existe en plus grande quantité que partoutailleurs. Cette soude, qne l’on fabrique en Normandie ,sur les bords de la mer, par la combustion de ces plantes ,renferme une grande quantité de chlorure de sodium(sel marin), du sulfate de soude et de potasse, et unepetite quantité de carbonate de soude et d'iodure de so-dium. Si après avoir lessivé cette soude et filtré la solu-tion pour la séparer des substances insolubles , on la faitconcentrer, la plus grande partie du sel marin cristallise;il rest^ alors un liquide coloré en jaune brunâtre, qui,isolé de tous les cristaux de sel qu’il peut fournir par éva-poration, ne contient plus alors que l’iodure de sodiumuni à quelques portions de sel marin. C’est à ce liquidecoloré , dans lequel les cristaux se sont formés, qu’on donnele nom d 'eau mère de la soude de vareck.
Pour, en extraire l’iode, on mêle ce liquide avec sonpoids d’acide sulfurique concentré dans une cornue deverre, munie d’une alonge et d’un ballon, et on chauffepeu à peu. Dès que le mélange de l’acide et du liquide estopéré, il se manifeste des vapeurs blanches et ensuite desvapeurs violettes abondantes. Les premières sont dues à lapetite portion de chlorure de sodium qui accompagnaitl’iodure, et qui produit de l’acide hydrochlorique avec 'l’acide sulfurique; les secondes,formées par la vapeurd’iode, proviennent de la décomposition de l’iodure desodium par l’acide sulfurique. La réaction de cet acidesur l’iodure de sodium est la même que celle qu’il exercesur le chlorure de sodium ( voyez Acide hydrochlorique).Mais ici l’effet est compliqué ; à mesure que l’acide hy-