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DES CHLORURES DE SOUFRE.
l’on place dans une éprouvette sèche, ou un flacon, de lafleur de soufre, et on fait arriver dessus un courant, de gazchlore sec; la combinaison s’effectue aussitôt; le soufreparaît d’abord humide, peu à peu il s’affaisse, et l’onaperçoit des gouttelettes d’un liquide jeune orangé, qui lerecouvre et qui augmente insensiblement. Enfin, au boutd’un certain temps, tout le soufre est liquéfié et convertien un liquide orangé, qui, par de nouvelles quantités dechlore, devient rouge orangé foncé. Les changemens decouleur qu’on remarque sont dus probablement à des com-posés différens de chlore et de soufre, qui se forment avantque le soufre soit saturé complètement de chlore. M. Du-mas a reconnu que le soufre s’unissait en deux proportionsavec le chlore, et formait deux chlorures que l’on pouvaitpréparer directement.
Le protochlorure est liquide comme le deutochlorure : lepremier, qui est jaune, est composé de i atome de soufrecontre 1 atome de chlore; le second, d’une belle couleurrouge, renferme 2 atomes de chlore pour x atome de sou-fre. Ce bichlorure correspond donc à l’acide hyposulfu-reux.
Propriétés. Le bichlorure de soufre est un liquide d’unecouleur rouge orangé par réflexion; son odeur forte aquelque ressemblance avec celle du chlore et de certainesplantes marines, elle est ensuite piquante et excite le lar-moiement. Lorsqu’il a été préparé avec du soufre et duchlore bien secs, il n’a aucune action sur le papier detournesol, mais pour peu qu’il contienne d’humidité, ille rougit fortement. Sa densité est de 1,700 à 1,680; il esttrès-volatil, et répand d’abondantes vapeurs blanches etacides au contact de l’air en absorbant l’humidité qu’ilcontient. Son point d’ébullition n’a pas été déterminé.
Le bi-chlorure de soufre versé dans l’eau se précipited’abord au fond de celle-ci, mais par l’agitation, il s’y