DES SULFURES d’OR.
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La composition du deutochlorure d’or n’est pas connue;il est facile de la connaître par celle du deutoxide qui luiest correspondant.
Le deutochlorure d’or, connu autrefois sous le nom demuriate d’or, a été proposé et employé par quelques mé-decins pour combattre les affections syphilitiques à la placedes préparations mercurielles.
Or et iode. (Iodure d’or.)
L’iode n’exerce pas d’action sensible sur l’or, ni à froidni à chaud. On obtient néanmoins un composé de ces deuxcorps en traitant à chaud l’or divisé par l’acide hydriodi-que auquel on ajoute peu à peu de l’acide nitrique pourle transformer en acide hydriodique ioduré. Si on filtrecette liqueur bouillante, elle laisse précipiter une poudrejaune citrine, brillante et cristallisée , qui est le protoio-dure d’or, suivant M. Pelletier.
Cet iodure est insoluble dans l’eau froide et bouillante,les acides ne le décomposent pas à froid, mais en le faisantchauffer avec ceux-ci, l’iode est dégagé et l’or apparaît àl’état métallique. Dans ce cas, les acides n’agissent qu’entransmettant le calorique au composé, car il se décomposeseul à une température de + i5o.
Cet iodure est formé, d’après l’analyse qu’en a faiteM. Pelletier, de :
Suivant ce chimiste, il existe un deutoiodure d’or qui se-rait correspondant au deutoxide d’or; mais il n’a pu l’iso-ler, sans le décomposer , de la liqueur où s’était précipitéle protoiodure.
Or et soufre. (Sulfures d’or.)
Bien que l’or et le soufre aient une très-faible affinitél’un pour l’autre, puisqu’on ne peut les unir directement,