DES USTEHSU
12 .) Petit ustensile employé pourcouler les substances métalliquesfondues et les mouler en petitslingots cylindriques ou demi-cylindriques. La lingolière laplus simple de toutes est un mor-ceau de métal muni d’un manclie,sur la Surface duquel on a pra-tiqué une cavité. C'est dans cettecavité qu'on coule les matièresfondues. Il est essentiel qu’ellesoit bien sèche et enduite d’unelégère couche de graisse oud’huile pour empêcher la sub-stance fondue d’adhérer aux pa-rois de la lingolière.
Dans les pharmacies, les lin-gotières sont formées de deuxpièces carrées en fer ou en laiton,dans chacune desquelles on apratiqué des cavités demi-cylin-driques correspondantes, de ma-nière à former par leur applica-tion l’une sur 1 autre une cavitéparfaitement cylindrique. On lesréunit ensemble par une attachemétallique circulaire, pourvued’une vis et d'un écrou. C’estdans ces lingotières qu’on coulele nitrate d’argent fondu sous laforme de petits cylindres, et quisont alors connus en médecinesous le nom de pierre infernale.
Lût. Il est nécessaire, dans lalupart des expériences, de bienoucher les jointures des vases,pour empêcher la déperdition decertains gaz ou vapeurs. Plusieurscompositions sont employéespour cet objet, et connues vul-gairement sous le nom de lift-, ilen existe un assez grand nombre.Les principaux sont ceux qui ré-sultent du mélange de la pâted’amandes avec la colle de farine,de l’argile cuite avec une huilesiccative; delà chaux éteinte avecle blanc d’œuf; et de l’argile de-
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layée avec une plus ou moinsgrande quantité de sable.
Le lut formé de pâte d’amandes
et de colle, se prépare en broyantdans un mortier la colle avec lapâle, jusqu’à ce qu’il en résulteune masse solide. On applique celut sur les bouchons de liège quiferment les ouvertures du vase.11 est employé dans beaucoupd expériences , principalementdans celles où les gaz qui se dé-gagent ne peuvent altérer toila substance du liège, ni celle dulut qui le recouvre. Dans le cascontraire, on fait usage d’un lutpréparé avec l’argile calcinée etbroyée, qu’on mélange peu à peudans un mortier avec une quan-tité convenable d’huile de linrendue plus siccative par la li-tharge. On recouvre ce lut demorceaux de parchemin mouilléqu’on ficelle bien, ou encore delinge trempé dans un mélange deblanc d’œufet de chaux éteinte.Ce dernier lut s’applique aussidirectement sur les jointures,
Quant au lut d’argile et de sa-ble, on le fait avec de l’argile dé-trempée dans l’eau, à laquelle onajoute du grès pulvérisé. 11 estappliqué en couches égalementépaisses sur les cornues et lestubes, afin de les préserver del'action immédiate du feu. Ce lutdoit être séché très-lentement,afin d’éviter qu’il se gerce.
Màtras. (PL îl,Jig. i3.) Lesmatras sont des vases de veri e àlong col, de forme sphérique ouovoïde, destinés ou à faire desdigestions ou macérations desubstances médicamenteuses, ouà la préparation de certains pro-duits ga’^feux Ils. sont tiès-em-ployés dans les laboratoires depharmacie pour le premier usage:leur capacité peut être de toà i5