VOCABULAIRE
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doit aspirer , l’autre supérieur,recourbé à angle droit; c’est l’ex-trémité de ce tube que l’on metdans la bouche pour aspirer l’airde la boule et la remplir de li-quide; par ce moyen, lorsqu’elleen est remplie, on bouche l’ou-verture avec la langue, et onretirela pipette sans que le liquide quiy a été introduit par l’aspirationde l’air ne tombe. Pour le laisserécouler ensuite on relire la lan-gue, et le liquide ne tarde pas àse précipiter. On emploie sou-vent ce mode de décantation dansles laboratoires de chimie , poursoutirer une liqueur d’un dépôtqui s’y est formé et que l’on veutrecueillir.
PORPHYRE. (PI. II ,flg. 17 bis).On donne ce nom à unetablelaite
a:
en porphyre, en granit ou entoute autre pierre dure, sur la-uelle on opère la pulvérisationes corps par frottement. Pourexécuter cette opération, on placela .substance sur la table, aprèsl’avoir déjà en partie réduite enpoudre dans les mortiers, et onla frotte plus ou moins long-temps avec une molette, espècede bloc pierreux , de la mêmenature que la table, et parfaite-ment dre-sé sur une de ses faces.
Celte opération, quia pour butde div iser en poudre impalpableles corps les plus durs,eslconnuesous le nom de porphyrisation.Elle se pratique tantôt sur lessubstances sèches , tantôt aprèsles avoir mêlées avec une cer-taine quantité d'eau pour enfaire une pâte liquide. Dans tousles cas, la matière qu’on porphy-rise venant à s’étendre sur toute^la surface de la table et de lamolette, par suite du mouve-ment circulaire qui a lieu pen-dant la trituration, on la détache
Idc temps en temps avec un cou-Iteau de fer flexible ou d’ivoire, et|on la rassemble au centre, pourla triturer un grand nombre delois, jusqu’à ce qu’elle ait acquisle degçp de ténuité qu’on désire.( Daus quelques circonstances on( emploie des porphyres dont latable et la molette sont en verre'dépoli; mais ils ne peuvent ser-vir que pour la division des corpspeu durs.
Syphox. (PL 18.) On
donne ce nom à un instrumentdestiné à soutirer les liquidesdes précipités ou dépôts qu’ilsrenferment, ou à les transvasersans déplacement des vases où ilssont contenus. Ces instrumenssont formés de différentes ma-tières et ont différentes formes ,|ceux qui sont en usage dans leslaboratoires de chimie ou depharmacie sont faits en verre.Le plus simple de ces instrumenscst,Jig. 18, n° i , un tube de
votre recourbé, dont les deux
.branches sont d’inégale longueur..Pour s’en servir on plonge lajcourte branche A dans le liquidequ’on veut décanter, et on aspirel’air avec la bouche par l’autre'branche B, jusqu'à ce qu’elle soitpresque remplie de liquide.Alors en cessant d’aspirer, leliquide continue de couler. Com-me en opérant ainsi, il est diffi-cile de ne pas laisser pénétrerune petite portion du liquidedans la bouche et que parfoiscertains liquides qu’on soutirepourraient avoir une action nui-sible sur cet organe, on s’y prendd’une autre manière; on remplitle siphon avec une partie duliquide qu’on veut décanter, onbouche ensuite la longue brancheavec le doigt, et on plonge l’autredans le liquide. En retirant alors