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tous les sels de la même série, la quantité d’acide sera pro-portionnelleà la quantité d’oxigène de l’oxide. Par exemple,ces deux quantités pourront être entre elles comme 4 à idans la première série, comme 2 à i dans la seconde, etc.Or, si l’on regarde comme neutre l’un des sels d’une série,il est évident qu’il conviendra de regarder comme tels tousles sels de la même série, quelle que soit d’ailleurs leur ac-tion sur les couleurs. Reste donc à savoir de quel selon par-tira pour établir la neutralité, et par suite l’acidité, etc.Pour nous, nous pensons qu’on devrait faire choix des selsà base de potasse ou de soude, parce que ce sont en généralles bases qui ont le plus d’affinité pour les acides et qu’ellesforment des sels dont la solubilité permet toujours de re-connaître si la neutralité est aussi grande que possible.
1286. Le même acide et le même oxide ne sont pas tou-jours capables de donner naissance à ces trois sortes de sels;différentes causes s’y opposent; les principales sont : l’affi-nité réciproque de l’oxide et de l’acide, qui est très va-riable; leur action sur l’eau, dont on emploie presque tou-jours une certaine quantité pour les unir; l’état qu’ils af-fectent l’un et l’autre; le plus ou moins de cohésion et desolubilité du sel cjui résulte de leur combinaison. (VoyezPhilosophie chimique.)
1287. Nous ne reviendrons pas sur les noms par lesquelson désigne les différons sels. Tout ce qu’il est nécessaire desavoir à cet égard, a été dit dans le livre consacré à la no-menclature.
1288. Il ne nous reste plus actuellement, pour pouvoircommencer, a proprement parler, 1 etude des sels , qu’àdire un mot de la marche que nous nous proposons desuivre. Nous étudierons d’abord tous les sels d’une ma-nière générale; ensuite nous étudierons tous les groupesauxquels on donne ordinairement le nom de genres, et quirésultent de la combinaison du même acide avec les diffé-rons oxides, c’est-à-dire, les carbonates, les borates, lesphosphates, les phosphites, etc. Enfin, immédiatement