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MÉTAUX ET DISSOLUTIONS SALINES.
tache au métal précipitant et l’enveloppe de manière a uiôter, pour ainsi dire, tout contact avec la dissolution* o mment se fait-il que, dans ce cas, la décomposition ne s arrôle pas? C’est qu’il se forme, par le contact des deux mta ux, un élément de la pile dans lequel le métal précipitantest toujours positif et le métal précipité toujours negati .L’eau est décomposée par cet élément ; son hydrogène serassemble au pôle négatif, c’est-à-dire, a 1 extrémité umétal précipité, et sonoxigène au pôle positif, c est-à-dire,à l’extrémité du métal précipitant. Cet hydrogène s emparede l’oxigène de l’oxide du sel qui est attire au pôle eégati ,et il le réduit ; tandis que l’acide attiré au pôle positi secombine avec l’oxigène de l’eau décomposée et une partie umétal précipitant. Ainsi la quantité du métal précipitantva sans cesse en diminuant, et la quantité du métal préci-pité sans cesse en augmentant. Or, comme celui-ci se dé-pose peu-à-peu et s’ajoute constamment aux parties extrê-mes ou les plus éloignées du centre primitif d’action, il enrésulte une cristallisation métallique qui quelquefois esttrès étendue.
La cristallisation métallique la plus remarquable est ceque l’on produit avec une lame de zinc dans une isso ulion d’acétate de plomb : pour l’obtenir, on prend de eaucontenant la 3o e partie de son poids de ce sel-, on en remplit presque entièrement un flacon à large goulot, env,ron trois litres, et l’on fait plonger, dans la partie sup -rieure de cette dissolution, par exemple, aux trois quarts esa hauteur, une lame de zinc suspendue au bouchon u acon par le moyen de fds de laiton, en ayant soin de airedescendre quelques-uns de ceux-ci beaucoup au-dessous ela lame : peu-à-peu le zinc et les fils se recouvrent de pailettes de plomb très brillantes, eten si grand nombre, qu e ^lesfmissent par remplir presque entièrement levase.L exp 'rience n’est ordinairement terminée qu au bout de queques jours.
Il est une autre cristallisation métallique dont on s’est