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IODATES.
en soumettant à l’évaporation spontanée un mélange de dis-solutions de brômate de potasse et de chlorure d’or. Lescristaux de brômate d’or, qui se forment au-dessus de ceuxde chlorure de potassium, dont ils sont parfaitementséparés, offrent la forme de prismes à 4 pans dont labase est tronquée. Ils se dissolvent dans l’eau, et la li-queur prend une couleur d’un beau pourpre, ou uneteinte d’hyacinthe, suivant sa concentration. M. Cassola aobservé que cette coloration , en raison de son intensité,pouvait servir à attester la présence de l’or, même en fortpetite quantité, dans une dissolution; et que la liqueur ob-tenue, enmettant, par exemple, deux gouttes de dissolutionde chlorure d’or dans six onces d’eau, passait au jaunetrès légèrement rosé par l’action du brômate de potasse ,tandis que le chlorure d’étain, essayé comparativement,la troublait à peine.
Le brômate d’or est du reste détruit, comme les autressels du même genre, par l’acide chlorhydrique, qui en dé-gage du brome.
Genre XVIII. — Iodates.
i 6 i 4 - Exposés à une chaleur d’un rouge obscur , tous lesiodates sont décomposés ; la plupart laissent dégager del’oxigène et de l’iode ; les autres, de l’oxigène seulement.Très peu fusent sur les charbons incandescens. Ils sont tousinsolubles ou très peu solubles dans l’eau, excepté l’iodatede potasse et l’iodate de soude ; ceux-ci-même exigent uneassez grande quantité d’eau pour se dissoudre. Aucun nese dissout dans l’alcool, dont la densité est de 0,82.
Les iodates pouvant être décomposés par le feu, le sont,à plus forte raison, par les combustibles avides d’oxigène.
L’acide sulfureux et l’acide sulfhydrique s’emparent tout-à-coup de l’oxigène de l’acide iodique de ces sels et en sé-parent l’iode. Un excès d’acide sulfureux fait disparaîtrele précipité en décomposant l’eau, et donnant lieu à de l’a-