VANADITES. àà
naut le vanadate neutre avec l’acide vanadique ; mais onpeut se le procurer aussi en versant dans la dissolution duvanadate neutre, un peu plus d’acide acétique qu’il n’enfaut pour saturer la moitié de l’alcali, concentrant laliqueur, et y ajoutant de l’alcool qui en précipite le bi-vanadate. Celui-ci doit être lavé à l’alcool, puis redissousdans l’eau bouillante : par le refroidissement il se déposeen feuilles larges d’une couleur orangée très brillante ; lors-qu’on trouble la cristallisation, le sel se prend en petitesécailles jaunes, douées d’un éclat presque métallique. Il estpeu soluble dans l’eau froide, très soluble dans l’eauchaude. Il contient io, 4 a pour ioo d’eau de cristallisation.Après l’avoir perdue, il est terne et d’un rouge briqueté.
yinadate neutre de soude .—Ce que l’on a dit du vana-date de potasse s’applique à celui-ci.
Bi-'vanadatc de soude. —11 s’obtient comme celui depotasse-, mais il en diffère en ce qu’il est plus soluble, qu’ilcristallise par évaporation spontanée, que ses cristaux sontvolumineux, transparens, d’un beau rouge orangé, qu’ilss’efileurissent à l’air sec, et deviennent jaunes et opaques,sans perdre leur forme.
Genre XXXV.— Vanadites.
Nous désignons ainsi les composés que forme le bi-oxidede vanadium avec les alcalis et, en général, avec les oxidesplus électro-positifs qu’il ne l’estlui-mème (1049). Ils ontété à peine étudiés. On sait seulement que leur couleur estordinairement brune ; qu’à l’état humide ils s’oxident rapi-dement à l’air et se convertissent en vanadatés; que les aci-des changent leur couleur en bleu, et donnent naissanceà des sels doubles ; que l’infusion de noix de galle les co-lore en bleu si foncé, qu’il paraît noir 5 que l’acide sulfhy-drique les transforme en un sulfure double de vanadium,et du métal de la base unie au bi-oxide de vanadium, et quece double sulfure est d’une couleur pourpre superbe -, quele vanadite de potassium s’obtient facilement en mêlant