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sulfo-tungstates.
très promptementlorsqu’elle en contient peu ( 1903) : l’alcooll’en précipite sous forme (l’une poudre d’un rouge de ci-nabre. L’acide acétique, convenablement étendu, y pro-duit un dépôt jaune foncé, tirant sur le brun, de bi-sulfo-niolybdate ; s’il était trop concentré, il en séparerait lesulfure de molybdène, comme le font tous les acides énergi-ques. Il s’unit à l’azotate dépotasse, etforme un sel doublequi, par l’évaporation spontanée , donne des cristaux vertset doués de l’éclat métallique, lesquels brûlent comme de lapoudre à tirer.
D ailleurs , il paraît, d’après M. Berzelius , qu’indépen-damment du sulfo-molybdate de potassium, il existe unhyper-sulfo-molybdatc , c’est-à-dire , un composé de qua-dri-sulfure de molybdène et de proto-sulfure de potassium.
19 io. Sulfo-tungstate de proto-sulfure de potassium. —Lesoufre du sulfure de tungstène dans ce sulfo-tungstate , està celui du sulfure de potassium comme 3 est à 1 : aussi cesel a-t-il pour formule (KS,WS 3 ) , et correspond-il à untungstate de potasse.
On se le procure en faisant passer un excès de gaz sulf-urique à travers une dissolution saturée de tungstate depotasse, et abandonnant à l’évaporation spontanée la disso-lution qui a une belle couleur orange : le sulfo-tungstatecristallise en prismes quadrilatères plats et anhydres d’unrouge pale. Chauffé à l’abri du contact de l’air, il fond sansse décomposer en une masse d’un brun foncé qui se redis-sout complètement dans l’eau. Il est très peu soluble dansl’alcool qui le précipite peu-à-peu de sa dissolution aqueuseen petits prismes déliés d’un rouge de cinabre.
1911. Sulfo-vanadate de proto-sulfure de potassium. — Cesel, de môme que les autres sulfo-vanadatesalcalins, peutêtrepréparé en décomposant le vanadate correspondant par l’a-cide sulfhydrique, ou en dissolvant l’acide vanadique dansle suif-hydrate de sulfure de potassium. On peut l’obteniraussi en faisant fondre des substances contenant du vanadiumavec du carbonate de potasse et du soufre , et retirer même