I INT H O DU CT ION.
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des furent dirigées diins ee but avec le soin que réclamait un pa-reil travail.
Iielativenienl aux détails, des fragments de corniche retrouvésdans les fouilles ont permis de les reproduire dans les construc-tions nouvelles.
Un terminant mon rapport, sur l’arc d’Orangc, je ( rus devoir ap-peler l'attention de M. le ministre sur l'intérêt, (pie présentait l'en-semble des constructions du théâtre de celte ville.
« Le théâtre d’Orange, disais-je, est un monument, de premiera ordre par son importance, précieux pai* son état de conservationA e( par la rareté des édifices de ee genre. Il pourrait offrir aux« antiquaires un modèle (pii les mettrait à même d'expliquer avec« précision les textes anciens, et aux artistes un sujet d’étude; il fâu-« (Irait pour cela enlever seulement quelques masures de peu de valeur,« ce qui préserverait d’accidents les malheureux (pii les habitent.
« Le mur du postscenium , entièrement conservé, offre extérieu-« renient les traces du portique attenant au promenoir derrièrea le théâtre. Les fragments de colonnes et d’entablements en mais-« bre, qui sont encore en plaee sur le mur de la scène, peuvent« mettre à même d’en reproduire la décoration. Cette partie est« d'autant plus précieuse qu'elle manque à presque tous les tbéâ-« très connus.
« Sur le mur du fond de la scène et sur ceux en retour, parasce-« nia, ainsi (pie sur celui du postscenium, se voient les traces non« équivoques du toit qui couvrait le proscenium. »
Déjà en 189.0, frappé de l'importance de cet édifice, j’en mesuraiet dessinai les restes alors visibles; les dessins que je lis à cetteépoque ont servi en 189!) à la demande de fonds, afin de pouvoiracquérir les habitations privées, procéder au déblaiement et auxconsolidations urgentes. Un premier crédit lut accordé, et permitd’effectuer l’acquisition des constructions qui avaient été établiessur le proscénium; le déblaiement qui s’en est suivi a mis à dé-