DE N E U T O N.
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Un jour plus pur me luit; les mouvements renais-sent.
L’espace qui de Dieu contient l’immensité,
Volt rouler dans son sein l’Qnivers limité,
Cet Univers fi vaste à notre faible vûe,
Et qui n’est qu’un atome , un point dans l’éten-due.
Dieu parle, & le Chaos se dissipe à sa voix;
Vers un centre commun tout gravite à la fois,
Ce ressort si puissant l’ame de la Nature,
Etoit enseveli dans une nuit obscure,
Le compas de Neuton mesurant l’Qnivers,
Leve enfin ce .grand voile & les Cieux font ou-verts.
II déployé à mes yeux par une main savante,
De l’Astre des Saisons la robe étincelante.L’Emeraude, l’azur, le pourpre, le rubis,
Sont l’immortel tissu dont brillent ses habits.Chacun de ses rayons dans fa substance pure,
Porte en soi les couleurs dont se peint la Nature,Et confondus ensemble, ils éclairent nos yeux,
A 3 Ils