DE N E U T O N.
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lo. La partie la plus épaisse de ces cubes,& c’est cet Elément groíîier dont fe formè-rent selon lui les corps solides des Planètes,les Mers, l’Air même.
2°. La pouffiere impalpable que ]e brise-ínent de ces dés avoit produite,& qui rem-plit à l’infini les interstices de j’Univers in-fini dans lequel il ne suppose aucun vuide.
3 0 . Les milieux de ces prétendus dés bri-sés, atténués également de tous côrà 7 à en-fin arondisen boules,dont il lui. jpf s ' l .vsefai-re la lumière, & qu il répand gratùitementdans l’Untvers.
Son
Systè-
me,
Plus ce Système étoit ingénieusement ima- Fau£giné, plus vous sentez qu’il étoit indigned’un Philosophe. Car , puisque rien de toutcela n’est prouvé, autant valloit adopter lefroid & le chaud,le sec &l’humide. Erreurpour erreur qu’importe laquelle domine îNe perdons point de tems à combattre cettecréation des cubes & des trois Elémens,ouplutôt ce Chaos. Contentons-nous de voir iciseulement les erreurs Philosophiques danslesquelles l’esprit Systématique a entraînéle génie sublime de Descartes ; & ne réfu-tons sur-tout que ces sortes d’erreurs qui,
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