2 Ó DE LA PHILOSOPHIE
L’effet que produit la force d’un corpsdans un mouvement, du moins uniformé-ment accéléré , est le produit de fa massepar le quarré de fa vitesse ; c’est-à-direqu’un corps , s’il a dix degrez de vitesse,fera, toutes choses égaies, cent fois autantd’impreflion , que s’il n’avoit qu’un degréde vitesse.
Si donc une feule particule de lumièreagit en raison du quarré de fa vitesse, & stcette vitesse est environ seize cens millepar rapport à celle du boulet, ce quarré fera2f 60000000000; il fera donc vrai que, si cetatome n'est que deux mjlîâsses cinq censsoixantemiliards moins gros qu’une livre, ilfera encore le même esset qu’un boulet de Ca-Extrê- non. Supposez cet atome mille miliards plusteíTedu" P et * £ encore; un moment d’émanation decorps de lumière détruiroit tout ce qui végété fur lamièrë. surface de la Terre. Concevez qu’elle doitêtre la petitesse d’une particule de lumière,qui passe si librement à-travers d’un verre ;& pour avoir quelque idée de l’infini, con-cevez ce que doit être une matière un mil-lion de fois plus subtile encore, qui passe en-tre les pores de l’Or & de l’Aimant, & qui
pé-