DE NEUTON. 143
sar la lumière & sur la vision, il parait queson Siècle , fi poli d’ailleurs , étoit plongédans une profonde ignorance en fait dePhysique. On savoit qu’il faut qu’unenuéeépaisse se résolvant en pluye , soit exposéeaux rayons du Soleil, & que nos yeux setrouvent entre l’Astre & la nuée pour voirce qu’on appelloit l’Iris, mille trahit variosadverfofole colores, mais voilà tout ce qu’onsavoit ; personne n’imaginoit ni pourquoiune nuée donne des couleurs, ni commentla nature & Tordre de ces couleurs font dé-terminés, ni pourquoi il y a deux Arcs-enCiel l’un fur l’autre, ni pourquoi on voittoujours ce phénomène fous la figure d’undemi-cercle.
Albert qu’on a surnommé le Grand, parce Igno-qu’il vivoit dans un Siècle où les hommesétoient bien petits , imagina que les cou- b«rt leleurs de TArc-en-Ciel venoient d’une rosée Gran<3 'qui est entre nous & la nuée , & que cescouleurs reçues fur la nuée , nous étoientenvoyées par elle. Vous remarquerez en-core que cet Albert le Grand, croioit avectoute TEcole que la lumière étoit un ac-cident.
Enfin