de NEUTON. 173
partie. C’est donc encore une propriétédémontrée à l'esprit & aux yeux, que lessurfaces solides ne font point ce qui réflé-chit les rayons. Car fl les surfaces solidesréflechissoient en effet ; x°. le point où lesdeux verres se touchent réflechiroit & neseroit point obscur. z°. Chaque partie so-lide qui vous donneroit une seule espèce derayons devroit auíïi vous renvoyer toutesles espèces de rayons. 3 0 . Les parties so-lides ne transinettroient point la lumière enun endroit & ne la réflechiroient pas enun autre endroit, car étant toutes solidestoutes réflechiroient. 4 0 . Si les parties so-lides réflechissoient la lumière, il seroit im-possible de se voir dans un miroir , commenous savons dit , puisque le miroir étantsillonné & raboteux , il ne pourroit ren-voyer la lumière d’une maniéré régulière.II est donc indubitable qu’il y a un pouvoiragissant sur les corps fans toucher aux corps,& que ce pouvoir agit entre les corps &la lumière. Enfin loin que la lumière rebon-disse fur les corps mêmes & revienne ànous , il faut croire que la plus grande par-tie des rayons qui va choquer des partiessolides y reste , s’y perd, s’y éteint.
Ce