LI8 DE LA PHILOSOPHIE
possible de faire un pas, de respirer z»
&c.
5 °. On a voulu éluder la force de cettadémonstration ; mais on ne peut répondreà une démonstration que par une erreur-On prétend que ce torrent infini de matiè-re subtile pénétrant tous les pores des corps,ne peut en arrêt-er le mouvement. On nafait pas réflexion que tout mobile , qui semeut dans un fluide, éprouve d’autant plusde résistance, qu’il oppose plus de surfaceà ce fluide : or plus un corps a de trousplus il a de surface : ainsi la prétenduematière subtile en choquant tout l’intérieurd’un corps, s’opposeroit bien davantageaumouvement de ce corps, qu’en ne touchantque fa superficie extérieure; & cela est en-core démontré en rigueur.
6°. Dans le Plein tous les corps seroientégalement pesants ; il est impossible de con-cevoir qu’un corps peso fur moi, me preste,que par fa masse une livre de poudre d’orpèse autant fur ma main, qu’un morceau d’ord’une livre. En vain les Cartésiens répon-dent que la matière subtile pénétrant les in-terstices des corps ne pèse point , & qu’ìlne faut compter pour pesant que ce qui n'elì
point