D E N E U T O N. 377
voir toujours le Soleil, & que l’autre estensevelie dans une nuit de plusieurs années*ou de plusieurs siècles ; ce qui n’empêchepourtant pas que cet hémisphère n’ait autantde chaleur que celui qui est éclairé. Pour ex-pliquer cette espèce de Paradoxe nous ajou-terons à ce qui a été dit page 375, que lachaleur qu’eìles peuvent recevoir du Soleildans leurs aphélies n’est pas la Ioooome,partie de celle qui se sent aux Pôles de laTerre, & que celle qui reste après qu’ellesont passé leurs périhélies doit étfe égale partoute leur surface.
La fumée qui sort des Comètes , & quise disperse dans les Régions du Ciel qu’ellestraversent, compose leurs queues. Elles com-mencent à se former un peu avant que lesComètes arrivent à leurs périhélies, & dèsque la chaleur du Soleil est assez forte pourenflammer les matières combustibles deleurs surfaces , & pour que la fumée fassebrèche à leurs atmosphères. II est pour-tant vrai que cet incendie commence unpeu avant qu’on en voye la fumée ; maisnous ne considérons ici que le moment où
nous